Inforum Forum Index

Inforum
forum généraliste, politique, humour, photos et tout ce que vous aimez ...

 FAQFAQ   SearchSearch   MemberlistMemberlist   UsergroupsUsergroups   RegisterRegister 
 ProfileProfile   Log in to check your private messagesLog in to check your private messages   Log inLog in 



 Bonjour Guest 


     
 
Gaz : la neutralisation du site a commencé

 
Post new topic   Reply to topic    Inforum Forum Index -> La politique -> Salon de discussion
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Minouchette


Offline

Joined: 12 Jan 2018
Posts: 5,773
Localisation: Provence
Féminin Vierge (24aoû-22sep)

PostPosted: Thu 26 Sep - 09:29 (2019)    Post subject: Gaz : la neutralisation du site a commencé Reply with quote

PublicitéSupprimer les publicités ?

 
Gaz : la neutralisation du site a commencé 
·         Par   Le figaro.fr   Service Infographie  
  
·         Mis à jour le 23/01/2013 à 08:08  
  
·         Publié le 22/01/2013 à 08:08 
Remonter au début de l'articleINFOGRAPHIE - La ministre de l'Ecologie s'est dite «rassurée» mardi par sa visite de l'usine Lubrizol de Rouen, à l'origine du nuage de gaz. Les opérations de neutralisation du gaz vont se prolonger pendant plusieurs nuits.
Le processus va se prolonger pendant plusieurs nuits. Les premières opérations de neutralisation du mercaptan, le gaz nauséabond qui s'échappe depuis lundi de l'usine chimique Lubrizol de Rouen, ont débuté mercredi à l'aube. La neutralisation proprement dite a débuté vers 5 heures. Les quatre heures précédentes - la mise en route avait débuté vers 1 heure du matin, soit avec environ trois heures de retard sur l'horaire initialement annoncé - ont été consacrées à la préparation de la solution nécessaire au processus de neutralisation. L'idée derrière ces opérations est de transférer le contenu du bac d'où s'échappe le mercaptan vers un autre bac contenant une solution sodée.
 
Une réunion doit se tenir à la préfecture de Seine-Maritime en tout début de matinée. «On espère que le protocole mis en oeuvre va être validé. La première étape consistait pour nous à prendre toutes les précautions nécessaires», a souligné la porte-parole de la direction. Tout au long de la nuit, entre 20 et 30 salariés de l'entreprise ont été mobilisés. Des restrictions de circulation ont été prises aux abords immédiats de l'usine et la levée du bouclage, encore en place à 6 heures du matin, sera décidée par la préfecture. Le choix d'effectuer de nuit les opérations de neutralisation a été fait afin de limiter la gêne pour la population.
Selon la direction de l'entreprise, la neutralisation de l'usine chimique pourrait prendre «plusieurs jours». «Je préfère que l'on prenne du temps plutôt que l'on prenne des risques», a-t-elle déclaré, une fois sur place.
Une enquête administrative ouverte

La ministre de l'Ecologie s'est rendue sur place.
La ministre de l'Ecologie Delphine Batho, qui a quitté Berlin pour se rendre à Rouen mardi après-midi, s'est dite «rassurée» par sa visite de l'usine, précisant que «le protocole qui va être mis en place pour traiter les causes» de la pollution «a été validé par tous les experts, y compris ceux de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques» (Ineris). «Je préfère que l'on prenne du temps plutôt que l'on prenne des risques», a-t-elle déclaré. Elle a en outre annoncé qu'une enquête administrative serait ouverte.
Selon la direction de l'usine, spécialisée dans les additifs pour lubrifiants, le gaz concerné est du mercaptan (il donne son odeur au gaz de ville). L'incident a pour origine une réaction chimique «inattendue» dans un bac de 35 m3 qui fabriquait du dithiophosphate de zinc, un produit chimique qui entre dans la composition de plusieurs additifs pour lubrifiants. «C'est une étape intermédiaire dans nos fabrications», a indiqué la porte-parole, Nathalie Bakaev. Du mercaptan s'est formé et s'est échappé de ce bac.
Pour remédier au problème, la direction veut transférer le contenu de ce bac dans un autre contenant de l'eau sodée. «L'idée est de neutraliser ainsi la réaction chimique de manière à ce que les émanations de mercaptan s'arrêtent d'elles-mêmes», a précisé la porte-parole.
Une forte odeur ressentie jusqu'en Angleterre
Tout a commencé quand une forte odeur de gaz de ville s'est répandue dans la nuit de lundi à mardi aux alentours de Rouen, sur la région parisienne et même jusqu'en Angleterre.
 
«Au regard des concentrations présentes dans l'air et des données actuellement disponibles, ce produit ne présente pas de risque pour la santé», a assuré ce mardi la Direction générale de la Santé (DGS, ministère de la Santé), qui souligne le caractère «passager» de symptômes ressentis par certaines personnes «plus sensibles». «Le gaz de ville est naturellement sans odeur, raison pour laquelle un marquant olfactif totalement inoffensif y est systématiquement ajouté. Actuellement un nuage de ce marquant provenant de Normandie est perceptible en région parisienne. Ce nuage (...) se dissipera naturellement en fonction des conditions météorologiques», ont expliqué les pompiers de Paris.
Profitant de vents porteurs, le nuage gazeux semble avoir traversé la Manche. Sur Twitter, de nombreux Anglais se plaignent d'une odeur nauséabonde.
 
Cette forte odeur de gaz a en tout cas provoqué une telle inquiétude que quelque 10.000 appels ont été reçus par les services de secours rien qu'à Paris. La saturation a été telle que les pompiers de Paris, la préfecture de Seine-Maritime et le ministère de l'Intérieur ont demandé à la population de ne plus appeler les secours afin de ne pas saturer les centres d'appel. «Il y a six millions de personnes qui cherchent à nous joindre!», répondait, agacé, un pompier de Paris contacté dans la nuit par une journaliste du Figaro.
Des Parisiens inquiets ont appelé pour se plaindre de l'odeur et de maux de tête, tandis que sur les réseaux sociaux, des internautes évoquaient des «maux de tête» et «nausée».
Le plan particulier d'intervention déclenché
«Les services de l'Etat se sont immédiatement rendus sur place et un arrêté préfectoral a été pris pour stopper l'ensemble de l'exploitation», ont par ailleurs affirmé dans un communiqué les ministres de l'Ecologie et de l'Intérieur, ce mardi.
Le plan particulier d'intervention (PPI), mis en oeuvre quand un incident industriel peut dépasser le cadre d'une usine, a été déclenché à Rouen, entrainant notamment le report du match de Coupe de France qui devait opposer Rouen à l'OM mardi soir. «Nous ne voulions pas nous retrouver avec 10.000 spectateurs à 2 km de l'usine sans aucune capacité à les confiner ou les évacuer si nécessaire», a déclaré Florence Gouache, directrice du cabinet du préfet de Seine-Maritime. Selon Delphine Batho, le PPI a été actionné «de manière préventive vis-à-vis des riverains».
Europe écologie les Verts (EELV) a toutefois dénoncé la présence d'une «usine à risque» au coeur d'une ville et demandé que «toute la lumière soit faite» sur cet incident.
Un gaz qui peut être toxique à forte concentration
Une source au sein des services de secours a estimé qu'«il peut y avoir quelques cas isolés d'intolérance au produit, mais on est surtout dans la réaction psychologique liée à l'odeur».
L'une des formes du mercaptan, le méthanethiol, est un produit classé officiellement comme «toxique par inhalation» et «dangereux pour l'environnement». Selon l'INRS, des cas d'intoxication aiguë ont été rapportés chez des travailleurs directement exposés à l'inhalation de méthanethiol, se traduisant par une irritation pulmonaire, des nausées, des vomissements et diarrhées, voire des troubles de conscience et de la respiration pour les cas les plus graves.
Une cinquantaine d'incidents similaires depuis 1988
Ce genre d'incident semble relativement fréquent. Cinquante fuites de mercaptan ont été répertoriées en France depuis 1988, selon la base de données Aria du ministère de l'Ecologie. En juin 2011, un incident similaire avait eu lieu dans l'agglomération lyonnaise, où de «fortes odeurs de gaz» avaient «généré une inquiétude importante» avec de très nombreux appels aux secours, à la police, les mairies et les services du gaz, selon le ministère. Les seuls effets sur la santé signalés par le ministère sont quelques cas de céphalées, légers problèmes respiratoires, nausées et vomissements. Le dernier cas remonte à juin 2012 à Saint Vulbas, dans l'Ain, où un fût métallique contenant des déchets liquides à base de mercaptan, déchargé sur un site d'élimination de déchets dangereux, a été endommagé, libérant quelques litres de produit.
 
_________________
Pas la peine de me traiter de LREM, je spécifie aussi, que je ne suis ni PS, ni LFI, ni RN!
Back to top
Display posts from previous:   
Post new topic   Reply to topic    Inforum Forum Index -> La politique -> Salon de discussion All times are GMT + 1 Hour
Page 1 of 1

 
Jump to:  

Index | Free forum | Free support forum | Free forums directory | Report a violation | Cookies | Charte | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group