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Blanquefort, Ascoval : semaine à hauts risques pour l'industrie française

 
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Minouchette


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Féminin Vierge (24aoû-22sep)

PostPosted: Mon 10 Dec - 10:56 (2018)    Post subject: Blanquefort, Ascoval : semaine à hauts risques pour l'industrie française Reply with quote

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Blanquefort, Ascoval : semaine à hauts risques pour l'industrie française
  • Par  Bertille Bayart  
  • Mis à jour le 10/12/2018 à 06:19 
    • Le sort des sites de Ford à Blanquefort et d'Ascoval à Saint-Saulve va être tranché. Deux décisions symboliques pour l'exécutif.
      L'avenir de deux sites industriels emblématiques se joue cette semaine: l'usine Ford de Blanquefort en Gironde et l'aciérie Ascoval à Saint-Saulve dans les Hauts-de-France. La séquence s'annonce délicate pour le gouvernement, surtout dans le contexte actuel. La crise des «gilets jaunes» souligne l'impatience des Français face à un exécutif dont la politique tournée vers l'attractivité manque de résultats tangibles sur le front économique. Et elle braque les projecteurs sur la fracture territoriale du pays, accentuée par la désindustrialisation.
      Ce lundi, les 850 salariés de l'usine Ford de Blanquefort seront renseignés sur leur sort. La direction du groupe américain doit dire si le site est vendu au seul repreneur intéressé, le belge Punch Powerglide, ou s'il sera tout simplement fermé. Ford sait qu'une vente peut ne pas suffire à couper définitivement les ponts.

    •  LIRE AUSSI - «Industrie, la malédiction des canards boiteux»
      En 2009, la même usine avait été vendue à l'allemand HZ, avant que les difficultés financières du repreneur ne contraignent le groupe à la reprendre, en 2011. Ford, qui a lancé un vaste plan d'économies en Europe, n'a pas envie de revivre ce genre de chose. Or Punch est, certes, un acteur reconnu en Europe des boîtes de vitesses automatiques, la spécialité du site de Blanquefort, mais il ne possède qu'une seule usine, à Strasbourg. Il lui faut trouver des clients nouveaux pour le site girondin et obtenir des contrats de la part de Ford pour passer le cap. Le groupe belge a également obtenu de la majorité des syndicats un accord de compétitivité, qui sera officialisé si la reprise est actée. Le gouvernement soutient cette offre, et Bruno Le Maire a souvent mis la pression sur les dirigeants de Ford.
      La pression est là, aussi, dans le dossier Ascoval, qui est de retour mercredi au tribunal de Strasbourg (lire ci-dessous). L'aciérie est devenue un symbole du début du quinquennat, avec un enjeu politique lié à l'implication de Xavier Bertrand, le président de région, et d'Emmanuel Macron, comme ministre de l'Économie puis comme président de la République. Bercy n'a pas ménagé ses efforts pour qu'une offre de reprise de l'usine émerge.
      S'adapter à la transition
      Blanquefort et Saint-Saulve sont emblématiques, mais ne suffisent pas à décrire l'évolution du paysage industriel français. Sur un plan macroéconomique, le regain de compétitivité et de dynamisme de l'industrie tricolore est indéniable. Mais la vigueur du rebond constaté en 2017, avec des créations d'emplois, des ouvertures de sites, des investissements et une hausse de la production, s'est essoufflée en 2018. Et la conjoncture actuelle risque de faire des dégâts. D'une part, parce que les investisseurs risquent d'accorder moins de crédit à la promesse de visibilité fiscale que leur avait faite l'exécutif. D'autre part, parce que la séquence des blocages a pu déstabiliser certaines filières.
      Au-delà de ces accidents conjoncturels, l'industrie française est confrontée à des mouvements profonds qui affectent certains secteurs. La filière parapétrolière est ainsi toujours très fragilisée par la chute des investissements et des prix. Le groupe CGG, spécialiste de la sismique, a dû se résoudre à un douloureux renoncement et a décidé, le mois dernier, de faire une croix sur sa flotte de bateaux. Le groupe de services Bourbon se débat également avec une équation financière tendue.
      Quote:
      «Vallourec est l'acteur le plus fragile de son marché. Il risque un destin à la Alstom»
      Un banquier d'affaires


      Et puis il y a Vallourec, l'ancien propriétaire de l'aciérie de Saint-Saulve, dont la situation est suivie de très près par les pouvoirs publics, des bureaux de Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher à Bercy, à Bpifrance, qui est actionnaire. Le bouillon boursier subi par l'action - amplifié par la spéculation des vendeurs à découvert - illustre les inquiétudes des investisseurs quant à la capacité de Vallourec à assumer sa dette sans nouvelle augmentation de capital. La direction du groupe y croit, malgré la consommation de trésorerie qui reste très élevée. Vallourec espère tenir jusqu'au redémarrage du marché de l'offshore profond que le groupe estime inéluctable. «Vallourec est l'acteur le plus fragile de son marché. Il risque un destin à la Alstom», analyse un banquier d'affaires qui prédit ainsi une prise de contrôle de l'entreprise spécialiste des tubes sans soudures par son actionnaire japonais NSSM ou par un autre grand sidérurgiste comme ArcelorMittal ou Gupta.

      «Les difficultés de Vallourec et la situation de Saint-Saulve, c'est aussi le coût social de la transition énergétique», affirme un industriel. L'effondrement des investissements dans la production d'énergie thermique en Europe fragilise toute une filière, de GE Alstom, où l'on craint aussi des mesures de restructuration l'an prochain, aux équipementiers comme Vallourec. Le même phénomène se produit avec la mutation du marché automobile qui délaisse le diesel. Au-delà de la compétitivité, le défi industriel français est aussi là: réussir la transition vers les industries de demain.



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Pas la peine de me traiter de LREM, je spécifie aussi, que je ne suis ni PS, ni LFI, ni RN!
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