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Les envois de fonds des migrants

 
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Minouchette


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MessagePosté le: Ven 26 Oct - 10:21 (2018)    Sujet du message: Les envois de fonds des migrants Répondre en citant

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Les envois de fonds des migrants : quel impact pour les pays du Sud ? 
·         Par   Luc Lenoir  
  
·         Mis à jour le 24/10/2018 à 19:38 
 
·           
http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/2018/10/24/29001-20181024ARTFIG…
  
LE SCAN ÉCO - Alors que l'Europe se divise un peu plus sur la question migratoire, les sommes envoyées par les migrants dans leur pays d'origine atteignent des records. Un phénomène de transfert qui présente des opportunités et des limites. La France temporise, l'Italie réagit, d'autres pays changent d'avis... Alors que la crise migratoire continue en Europe, l'argent que les migrants déjà installés en Occident renvoient vers leurs pays d'origine continue de progresser. Selon la Banque mondiale, les fonds envoyés par les migrants économiques vers les pays à revenus faibles ou moyens ont atteint 466 milliards de dollars l'année dernière. Le total de ces transferts a été multiplié par six depuis 2000, et atteint désormais trois fois le montant total de l'aide publique au développement, c'est à dire du financement de la part des États. Les prévisions pour 2018 font état d'une croissance des envois de 4,1%, pour atteindre 485 milliards de dollars. Un flux vraiment salutaire pour le développement du Sud?
Plus de 700 millions de personnes vivent des envois d'argent
Selon la Banque mondiale, plus de 700 millions de personnes dépendent directement des envois de fonds des migrants installés dans les pays développés. Et pour l'Office International des Migrations, les transferts s'apparentent à «une bouée de sauvetageéconomique et sociale pour les familles de migrants». Sociale, car en plus de l'argent, l'émigré envoie «compétences, connaissances, idées et valeurs». D'après une étude de la Banque de Luxembourg, 75 % de l'argent est utilisé pour les dépenses courantes, 8 % pour des projets immobiliers, 5 à 8 % pour des dépenses de santé urgente, 5 % pour des projets économiques et familiaux et enfin 5 % pour des aménagements collectifs. Ils sont cependant souvent épargnés avant d'être dépensés: pour Serge Michailof, ancien directeur des opérations de la Banque mondiale et de l'Agence française de développement (AFD), l'argent envoyé joue «un rôle social d'amortisseur face aux évènements de la vie, qui est très important dans des sociétés où les solidarités traditionnelles qui historiquement jouaient ce rôle, tendent à s'effriter». Si l'objectif de renvoyer de l'argent n'est pas la seule motivation d'un départ, «il peut y avoir des stratégies familiales fondées sur la diversification des sources de revenu: les femmes cultivent un lopin de terre sur place, un des enfants est à Lagos, un autre à Abidjan, un autre à Montreuil… Les seules sources de revenu monétaires proviennent en ce cas des émigrés».
Pour accompagner ces transferts et éviter la perte de lien entre migrants et familles, le G8 avait décidé en 2009 d'une politique d'amélioration de la concurrence, pour passer de 10% à 5% de frais moyens d'envoi. Le coût de transfert s'établit actuellement à 7,7%, un taux encore jugé excessif par la Banque Mondiale. La poursuite de la baisse des coûts de transaction bute sur la décision des banques internationales de ne plus accepter les entreprises spécialisées comme client, qui implique en effet le respect d'une réglementation complexe, liée à la lutte contre le blanchiment d'argent.
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Une utilisation pas toujours rationnelle des fonds
Les envois de fonds constituent-ils cependant une panacée? En dehors de l'épargne et de l'éducation, peu d'argent est cependant consacré à l'investissement, considéré comme hasardeux par les familles autochtones. «Hormis l'achat fréquent d'un taxi, peu de ces ressources sont réellement investies, faute d'opportunités et de savoir faire local» confirme Serge Michailof. Les fonds soutiennent la consommation, mais ne permettent donc pas de de supplanter les investisseurs étrangers, par exemple. Cet argent peut aussi accélérer des dynamiques négatives: «Une bonne part de la fantastique expansion des banlieues pauvres de Dakar est liée à l'envoi de l'argent des émigrés.» explique Serge Michailof.
» LIRE AUSSI - La Chine étend son influence en Afrique à coups d'investissements
D'autre part, les migrants de retour dans leur pays obéissent parfois à des normes sociales contre-productives: pour Rohen d'Aiglepierre, chercheur à l'AFD , «il y a parfois une pression sociale dans le pays d'origine, celle d'apparaître comme ayant «réussi» dans le pays d'accueil. Pour en attester, certains gaspillent parfois inutilement leur argent».
L'OIM insiste également sur le «besoin en compétences financières». Pour tenter de promouvoir une utilisation plus saine des fonds, le monde humanitaire tente de développer la microentreprise, comme en témoigne Serge Michailof: «il y a beaucoup de tentatives de canalisation de ces fonds vers des projets productifs. Mais monter une micro entreprise dans ces pays demande un savoir-faire technique et managérial que ceux qui sont restés au pays ne possèdent que rarement». Il y a toutefois en ce domaine des «réussites remarquables alliant soutien financier, technique et managérial» comme le fonds d'investissement “Investisseur et Partenaires”, une initiative française.
Familles séparées et fuite des cerveaux
Mais le pays qui reçoit les fonds a vu partir un citoyen au «potentiel économique» souvent au-dessus de la moyenne. La migration n'est pas, contrairement aux apparences, majoritairement le fait des plus pauvres; ceux-là ne peuvent financer le départ vers les pays occidentaux. Si, pour Serge Michailof, «cela permet la constitution de réseaux de diasporas dans le monde entier» et constitue une force pour l'Afrique dans la mondialisation, cela peut aussi «avoir des conséquences dramatiques, lorsque par exemple tout le personnel médical se retrouve à l'étranger, pour des raisons salariales mais aussi de conditions de travail et de niveau d'équipement insatisfaisant des hôpitaux».
Certains secteurs dans les pays en développement pâtissent donc largement de ces mobilités, et les pays occidentaux ne cachent pas leur appétit pour des professionnels formés, moins chers et plus disponibles. La santé est la grande perdante de ces migrations à forte valeur ajoutée. Dans les hôpitaux français, des médecins étrangers «faisant fonction d'interne» sont embauchés par centaines, sans compter les médecins venus s'installer en cabinets libéraux. Et selon une étude de la revue médicale The Lancet, en 2004, seuls 50 des 600 médecins formés en Zambie depuis 1964 n'avaient pas quitté le pays. L'OMS a calculé que si l'Afrique concentre plus de 24% des maladies mondiales, elle ne dispose que de 3% des professionnels de santé.
» LIRE AUSSI - Pénurie de médecins: les internes et les médecins étrangers à la rescousse
Des conséquences pour les pays d'accueil
Si les pays occidentaux profitent des compétences de certains migrants, leur économie contribue en retour à la hauteur des fonds envoyés. Avec 19 milliards d'euros envoyés chaque année sur 2300 milliards d'euros de PIB, les transferts d'argent constituent moins d'1% de la richesse française (auquel il faut ajouter 11,3 milliards d'aide publique). Au-delà de la contribution financière, l'impact des envois de fonds est plus à chercher dans les effets individuels d'intégration des migrants. L'envoi d'argent peut en effet rendre plus difficile l'assimilation, car les travailleurs concernés doivent irrémédiablement se serrer la ceinture, et réduire d'autant leur vie sociale dans leur pays d'accueil. Selon le comparateur de coûts Envoidargent.fr, 100.000 Maliens installés en France envoient 180 millions d'euros au Mali chaque année, soit en moyenne 150 euros par mois. Une somme qui peut être conséquente pour les ressortissants modestes.




Aprés chez nous, ils nous parlent des pauvres, et nous payons aussi encore et encore!!
 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 19:35 (2018)    Sujet du message: Les envois de fonds des migrants

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