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"droits des musulmanes"

 
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Isa
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MessagePosté le: Sam 4 Aoû - 16:35 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

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Une tribune en faveur des "droits des musulmanes" s'attaque à la laïcité
Publié le 03/08/2018 à 16:58 
Sous couvert de lutte contre la discrimination et pour "l'égalité des genres", un manifeste publié dans le journal "La Libre Belgique" accuse la neutralité religieuse d'être un faux nez pour discriminer les femmes musulmanes. La tribune est notamment signée par la militante Rokhaya Diallo et la directrice du CCIF. 
D'habitude, les contempteurs de la laïcité à la française s'attaquent à la loi de 2004 sur le port de signes religieux ostensibles à l'école. Ou, pour les plus aventureux, à l'interdiction de la burqa décidée en 2010. Mais un nouveau pas vient d'être franchi, avec la publication ce jeudi 2 août d'une tribune qui s'attaque frontalement à un pilier de la loi de 1905 : la neutralité de l'Etat face aux religions. Le texte, publié dans le journal belge La Libre, est une offensive en règle, émanant d'un "collectif de femmes musulmanes européennes", en réalité une coalition de militantesC'est ici que l'attaque contre la laïcité se fait la plus nette : la tribune affirme en effet que "nombre de ces interdictions de porter des signes religieux ciblent clairement les femmes musulmanes, même si elles sont présentées comme s’appliquant à tous les groupes religieux de manière égale". La neutralité ne serait donc qu'un argument "utilisé afin de discriminer de manière légale les femmes musulmanes". Et voilà la laïcité française remaquillée en principe "islamophobe"... La preuve, pour les rédactrices du texte : les restrictions suivraient "des débats publics houleux sur les tenues vestimentaires de femmes musulmanes et sur la présence des musulmans en Europe". 
Et si les signataires prennent la peine d'admettre que "la neutralité demeure bien entendu un principe clé de nos sociétés", c'est pour tout de suite asséner qu'on "ne peut néanmoins pas déconnecter son usage actuel ainsi que ces politiques restrictives du contexte de suspicion généralisée envers les musulmans, de l’impact disproportionné de ces restrictions sur les femmes musulmanes, et de la dimension structurelle de cette exclusion". D'où l'appel à rompre avec la neutralité et l'universalisme, en exhortant à "évaluer les effets spécifiques de règles concernant le port de signes religieux (...) sur les femmes musulmanes". 
Une démarche communautaire 
 
Pour appuyer son combat communautariste, le "collectif de femmes musulmanes" tente de se donner une légitimité à grands coups de rapports complaisants. Ainsi, la première phrase de la tribune se félicite d'emblée que "la Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres du Parlement européen a récemment débattu pour la première fois de la situation des femmes musulmanes en Europe". Omettant de préciser que si ladite commission a effectivement discuté de "la question des restrictions vestimentaires des femmes musulmanes en Europe", c'est sous la pression d'un lobby, l'Open Society Foundations. Financée par le milliardaire Georges Soros, la branche "Open Society Justice Initiative" pond à intervalle réguliers des rapports défendant une vision communautariste de la société, et mettant notamment sous le feu des critiques la laïcité à la française. C'est à la suite de l'envoi d'un document accusant la France de "discrimination à l'encontre des femmes musulmanes", chaudement applaudi par le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), que la Commission du Parlement européen a jugé obligatoire de traiter la question. Et lorsque la tribune affirme que "les analyses montrent que nombre de ces interdictions de porter des signes religieux ciblent clairement les femmes musulmanes", elle fait référence à de tels rapports, qui tiennent davantage du lobbying que de la recherche universitaire. 
A cet égard, la liste des signataires appartenant à ce "collectif de femmes musulmanes européennes" est révélatrice : on y retrouve en tête de gondole Rokhaya Diallo, entrepreneuse identitaire, mais également tout un régiment de militantes du très controversé CCIF, dont sa présidente Lila Charef. On trouve aussi des associations néerlandaises, allemandes, belges ou anglaises… et même la représentante d'une marque qui commercialise des voiles islamiques, "Hijab Sensation". Les points communs des membres de ce "collectif" : la défense d'un multiculturalisme communautaire, la remise en cause de l'universalisme européen assimilé à du racisme, et l'exigence qu'un traitement exceptionnel soit réservé aux femmes musulmanes. Bref, la panoplie parfaite des nouveaux identitaires. identitaires et communautaristes de divers pays du Vieux continent. 
Comme c'est désormais l'usage dans ce genre de manifestes, tout le vocabulaire du multiculturalisme anglo-saxon est mobilisé : on y appelle ainsi à "un réel modèle européen d'inclusion et de pluralisme qui permette à toutes et tous d'accéder à l'emploi et à l'éducation", on mobilise "les principes européens de non-discrimination et d’égalité des genres", on souhaite "célébrer la diversité" via des "approches inclusives et positives" qui permettront "l'émancipation des femmes". 
Les femmes musulmanes toutes mises dans le même sac 
Sauf que, pour les signataires de cette tribune, la première mesure féministe et émancipatrice à prendre serait… de permettre le port du voile au travail, en particulier dans les services publics. "Les interdictions du port du voile ou d’autres vêtements portés par les femmes musulmanes, tant par des institutions publiques que privées, sont de plus en plus répandues dans plus de la moitié des pays de l’Union européenne", s'alarment les militantes. Dans le cas de la France, cette "interdiction" n'est pourtant pas nouvelle et surtout, elle concerne tous les vêtements à caractère religieux. Depuis la loi de 1905, l'Etat est neutre et ne reconnaît aucun culte : les agents de service public ne peuvent donc pas plus porter une kippa ou une croix chrétienne trop visible qu'un voile islamique. Les usagers, eux, ne sont pas soumis à ces restrictions. Pour ce qui est du secteur privé, c'est le règlement intérieur de l'entreprise qui précise si la neutralité est de vigueur pour les salariés. En 2017, la Cour de cassation a rendu un arrêt à ce sujet, précisant qu'une entreprise pouvait licencier une employée refusant d'ôter son voile, à condition de justifier qu'elle travaille au contact du public. Une disposition qui, encore, s'applique à tous les signes religieux. 
Ce principe de neutralité, ancré de longue date en France et dans nombre d'autres pays d'Europe, a selon les signataires de la tribune "pour conséquence d’empêcher [les] femmes [musulmanes] d’avoir accès à des emplois", ce qui constituerait une entorse au principe de "non-discrimination". Ici, nos militantes biaisent trois fois leur raisonnement : en supposant d'abord que toutes les femmes musulmanes portent le voile, ce qui est loin d'être le cas ; en oubliant ensuite que les femmes musulmanes qui le portent ne sont pas "empêchées" de travailler mais qu'il leur est simplement demandé d'ôter leur voile lors du temps de travail, ce que beaucoup font déjà bien volontiers ; en pointant, enfin, une "discrimination" alors que le principe de neutralité s'applique justement à tous et à toutes, indifféremment. 
Et moi j'affirme que l'écrasante majorité des voilées ne veulent pas travailler, elles se contentent de faire des gosses, d'ailleurs on en croise rarement sans poussette. L'islam radical ( pléonasme) est tjrs a l'offensive. Je suis pour l'interdiction pure et simple du voile partout dans l'espace public. 
 
 
 
  
 

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Poly


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MessagePosté le: Sam 4 Aoû - 18:15 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Citation:
La tribune est notamment signée par la militante Rokhaya Diallo



Ben tiens...

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Isa
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MessagePosté le: Lun 6 Aoû - 17:07 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Poly a écrit:
Citation:
La tribune est notamment signée par la militante Rokhaya Diallo






Ben tiens...





Et pendant que nos connasses en France et en Europe se battent pour le garder partout, en Iran :


​#MyCameraIsMyWeapon : le nouvel hashtag des Iraniennes pour résister au voile
Publié le 06/08/2018 à 12:52 
Avec le hashtag #MyCameraIsMyWeapon, des Iraniennes s'insurgent contre les abus de la police des moeurs qui contrôle le hijab obligatoire. Ce mouvement fait suite aux "mercredis blancs", déjà lancés par la journaliste et militante féministe Masih Alinejad. 
Depuis des semaines, des vidéos accompagnées du hashtag #MyCameraIsMyWeapon se multiplient sur les réseaux sociaux. La scène est presque toujours la même. En Iran, des femmes brandissent la caméra de leur smartphone et interpellent des membres de la Gasht-e-Ershad, la brigade de la police des moeurs. Lancé en avril sur les réseaux sociaux, le mouvement entend documenter les dérives de la brigade à l'encontre des femmes jugées mal ou non-voilées en Iran. 
 
Car en dépit d'un assouplissement du régime à l'égard du port du hijab en décembre, le quotidien des Iraniennes ne semble pas plus facile. Certes, selon la nouvelle réglementation, celles se montrant en public avec une tenue jugée inappropriée (c'est-à-dire non-conforme à la loi islamique) ne doivent plus être placées en détention, ni payer d'amende. Mais cet assouplissement ne concerne que Téhéran… et surtout, il ne signifie pas pour autant qu'elles sont désormais libres de se vêtir comme elles le souhaitent ! Les femmes jugées mal ou non-voilées doivent suivre des cours d'éducation à l'islam. Surtout, elles sont toujours les cibles de la police des moeurs, dont le zèle n'a visiblement pas été réfréné par cette nouvelle réglementation. 
Le hashtag #MyCameraIsMyWeapon (littéralement "ma caméra est mon arme") a pris toute son ampleur grâce à la journaliste et militante féministe Masih Alinejad. L'activiste, qui vit aux Etats-Unis, a démarré l'année dernière le mouvement #WhiteWednesdays (ou "mercredis blancs"), pour protester contre le port obligatoire du hijab en Iran. Aujourd'hui, à travers sa page Facebook My Stealthy Freedom, la journaliste iranienne relaie chaque vidéo postée sur les réseaux sociaux par des Iraniennes harcelées ou menacées : "Voyez à quel point des pro-régimes ont peur de nos caméras, a-t-elle écrit sur Facebook le 23 juilletCes gens nous imposent leurs lois rétrogrades depuis près de 40 ans maintenant. Les temps ont changé. Fini les jours où vous pouviez nous harceler. On va continuer de vous dénoncer". 
"Quels qu'aient été les efforts de la police des moeurs pour tenter d'embarquer cette femme dans leur fourgon (au prétexte qu'elle n'est pas habillée 'correctement'), elle a résisté et n'est pas montée dedans", décrit-elle dans la vidéo ci-dessus, avant de s'insurger : "Alors que la république islamique se débat avec la pire crise économique de son histoire, l'augmentation quotidienne des prix, la seule préoccupation du gouvernement semble être le hijab des femmes". 
Forte du succès de ses campagnes précédentes, qui avaient autant attiré l'attention de la population iranienne que la presse internationale, Masih Alinejad entend faire bouger les consciences dans les plus hautes sphères du pays : "Notre slogan et notre hashtag #MyCameraIsMyWeapon frappent clairement l'intelligensia d'Iran. Voyez comme ils en ont peur (...). Il touche manifestement une corde sensible du régime", a-t-elle écrit le 26 juillet dernier sur Facebook. 
Dans la vidéo ci-dessus, on voit ainsi un blogueur pro-régime condamner un "téléphone portable devenu une arme". Plus qu'un simple objet d'auto-défense, Masih Alinejad compte en effet transformer le mouvement en une véritable arme politique : "La moindre femme est maintenant un contre-pouvoir à prendre en compte grâce à sa caméra. Les femmes ne plieront pas devant vos discours d'intimidation et de menaces". Et de conclure : "Vous avez peur des femmes indépendantes et fortes". 


 

 
En France aussi on a une "police des moeurs", elle n'a rien d'officielle. Dans les quartiers et elle est composé d'une bonne partie des habitants. Son rôle ne s'arrête a faire porter le voile, il y a de moins en moins de récalcitrantes car ce combat là est gagné, mais y a tout le reste; la propagation du salafisme et des frères musulmans. 
 
  
 

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MessagePosté le: Lun 6 Aoû - 19:25 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Cette année nous avons eu droit à plus de voilées en bord de mer, deux se sont baignées, avec un espèce de collant et un voile qui allait jusqu'à mi jambes et en chaussure! elle avait deux petits gamins magnifiques, le gus barbu, lui en maillot pas de problème!
la troisième, ne s'est pas baignée, elle était assise sans rien dans le sable, en plein cagnard, et surveillait ses gamins, pendant que le gus barbu et en maillot lui était avec d'autres barbus
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Poly


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MessagePosté le: Lun 6 Aoû - 21:31 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Il doit faire bon sous leurs soutanes, aux mémères...
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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 08:01 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Les femmes aussi se battent au Maroc après ce message. 


«Sois un homme et ne laisse pas tes femmes et tes filles sortir dans des vêtements serrés» :
#Soisunefemme, le hashtag répondant à une campagne machiste au Maroc
Yahoo Style Fance•24 juillet 2018


Au Maroc, le message “Sois un homme et ne laisse pas tes femmes et tes filles sortir dans des vêtements serrés” publié sur Facebook a provoqué une véritable vague d’indignation sur internet. Le hashtag #Soisunefemme a été créé en réponse. 
“Sois un homme et ne laisse pas tes femmes et tes filles sortir dans des vêtements serrés”. Tel est le message apparu sur la toile marocaine il y a maintenant deux semaines. Depuis, cette publication de la page “La campagne nationale pour réclamer une vraie banque islamique au Maroc” a été partagée, commentée mais a surtout fait un vrai scandale. En signe de protestation, le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles a lancé sa propre campagne avec comme hashtag #Soisunefemmelibre. L’organisation a notamment écrit : “Luttons contre l’obscurantisme. Sois une femme libre, libre de porter un maillot/un bikini ou pas, libre d’aller à la plage ou pas, libre de tes décisions et de tes choix”. Betty Lachgar, porte-parole de cette association, a été interrogée par le site “Huff Post Maghreb” et a confié : “C’est une campagne purement symbolique pour dénoncer le patriarcat et le paternalisme”.
http://madame.lefigaro.fr/societe/au-maroc-une-campagne-machiste-demande-au…
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Isa
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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 11:18 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

«Sois un homme et ne laisse pas tes femmes et tes filles sortir dans des vêtements serrés» : ....


....jean et tee-shirt à la Goutte d'or,  Paris, 2018.
Les barbarbus, Font et Perverciac, même raisonnement.
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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 13:54 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Que ces intégristes musulmanes s'occupent de leur nid de terroriste en Belgique et s'occupent de leurs affaires.
La France n'a pas à tenir compte des délires de ces bobonnes là !
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Poly


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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 16:22 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Isa a écrit:

«Sois un homme et ne laisse pas tes femmes et tes filles sortir dans des vêtements serrés» : ....


....jean et tee-shirt à la Goutte d'or,  Paris, 2018.
Les barbarbus, Font et Perverciac, même raisonnement.
Je dirais que le 3° a mis de l'eau dans son beaujolpif
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Isa
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MessagePosté le: Mer 8 Aoû - 16:58 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

Poly a écrit:
Isa a écrit:
«Sois un homme et ne laisse pas tes femmes et tes filles sortir dans des vêtements serrés» : ....


....jean et tee-shirt à la Goutte d'or,  Paris, 2018.
Les barbarbus, Font et Perverciac, même raisonnement.


Je dirais que le 3° a mis de l'eau dans son beaujolpif



Le pervers calcule ses coups surtout...sinon il apporterait, comme il l'a fait ici, tout son soutien a Font et ajouterait aussi qu'une nana en Jean et T-shirt qui passe par la Goûtte d'Or, à Paris en 2017 ( année du débat) a une part de responsabilité dans l'agression sexuelle qu'elle a subit.
Son calcul c'est : est-ce que je passe pour un  pervers encore plus grand sur ++ en apportant du soutien a Font ou est-ce que je ferme ma gueule; il a choisit de fermer sa gueule...
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Isa
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MessagePosté le: Dim 12 Aoû - 06:30 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes" Répondre en citant

"Droits des musulmanes" : quelques réponses au manifeste de Rokhaya Diallo
Publié le 07/08/2018 à 16:05


Pierre JustonDoctorant en Droit public
Dans le journal belge La Libre, paraissait il y a quelques jours un manifeste s’intitulant « Les droits des musulmanes font partie des droits des femmes » . Ce manifeste est une attaque en règle inquiétante de notre laïcité française et de son corollaire, le principe de neutralité. Je souhaitais pouvoir répondre à ce manifeste pour démontrer d’une part les supercheries idéologiques d’un lobby religieux, et pour dénoncer d’autre part, l’approche anglo-saxonne de ces enjeux qui semble viser particulièrement le modèle français. La chroniqueuse française de l’émission Touche Pas à Mon Poste qui se présente comme « anti-raciste » et « féministe » et que l’on ne présente plus, Rokhaya Diallo, en est évidemment l’une des principales signataires. La polémique qui enfle a pour origine l’audition d’un lobby religieux identitaire devant la commission des droits de la femme et de l’égalité du Parlement européen.
1. Les contre-vérités devant une commission du Parlement européen
En premier lieu, une militante expose un premier mensonge puisqu’elle affirme devant cette commission que « l’interdiction du voile en France » [...] a été une « mesure contre-productive en terme sociaux, en terme de droit et en terme du fameux vivre ensemble ». Il n’est évidemment pas interdit de réaliser le rite religieux du voilement, dans l’espace public comme dans l’espace privé en France. Cette militante fait peut-être référence à l’obligation faite à ceux qui représentent l’Etat, et donc l’intérêt général, de ne pas manifester dans le cadre de leur travail, une appartenance religieuse, politique ou philosophique en vertu du principe de neutralité, issu lui-même du principe de laïcité. Rappelons dans ce cas que cette obligation ne concerne pas spécifiquement les femmes musulmanes qui font de ce rite une obligation, mais également les juifs orthodoxes qui refuseraient d’enlever la kippa, ou encore l’adepte rigoriste de l’ordre Jedi de Strasbourg, qui ne voudrait surtout pas se départir de son sabre laser. Par ailleurs le principe de neutralité, historiquement, ne s’est absolument pas construit en lien avec les problématiques actuelles que peuvent poser des interprétations de la religion musulmane, mais plutôt avec les liens qu’entretenait la France avec l’Eglise Catholique.
En deuxième lieu, le collectif explique doctement que l’interdiction du Burkini est un exemple évident de discrimination de la République française. Voilà un autre mensonge aisément vérifiable. S’il y a bien eu une longue polémique sur la problématique du Burkini en France, notamment sur la présence de femmes (ou d’hommes ?) le portant sur des plages l’été, ce dernier n’est évidemment pas prohibé. Seuls quelques maires ont tenté d’interdire, par le biais d’arrêtés, le port de cet accoutrement sur les plages de leur commune. Rappelons que le Conseil d’Etat, dans une ordonnance en date du 26 août 2016(1) avait rappelé le cadre classique dans lequel le principe de laïcité s’appliquait. Le Burkini n’est donc pas interdit en France, et libre à toute personne de vouloir aller barboter dans l’eau déguisée en Casimir, en Fantomas ou en Belphégor sous quarante degrés, si cette dernière estime qu’un dogme quelconque (pas seulement religieux) l’y oblige.
En dernier lieu, le collectif explique également devant la commission que «l’interdiction du voile à l’école » ferait tout autant partie de ces discriminations dont feraient l’objet « les femmes musulmanes ». Il poursuit en expliquant que « la loi du 15 mars 2004 qui interdit le port de signe religieux à l’école est déjà une extension abusive du principe de neutralité ». Je donne au moins raison à cette militante sur un point, cette loi est bien une extension du principe de laïcité mais certainement pas abusive. En effet, elle impose exceptionnellement à l’usager direct de ce service public, l’élève non adulte, une neutralité relative (et non stricte) en raison, notamment, de la conception ancienne du législateur et de l’objectif du service public de l’éducation en France. La période scolaire de l’enfant et de l’adolescent est celle durant laquelle il forge sa propre liberté de conscience : des outils lui sont transmis dans un cadre le plus neutre possible pour qu’il puisse s’arracher à ses déterminismes sociaux, culturels, religieux, idéologiques ou philosophiques et pour lui permettre une émancipation qui soit libre et éclairée. La fausseté du raisonnement de ce collectif s’explique en partie par une méconnaissance de la construction du modèle français du service public de l’éducation, pensé comme universaliste et émancipateur .
Le manifeste précise d’emblée que « l’interdiction de signes ou vêtements religieux dans l’emploi ou le secteur public constitue une discrimination ». C’est évidemment une méconnaissance de la notion juridique de discrimination et de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et de la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) en la matière. Les auteurs du manifeste, s’appuyant sur le fameux rapport de l’Open Society Justice Initiative, qui finance en partie leur action, estiment qu’un État sur trois de l’Union Européenne aurait introduit « des restrictions juridiques sur les tenues vestimentaires des femmes musulmanes ».
Évidemment, cette présentation des choses est totalement biaisée et des restrictions juridiques qui concerneraient exclusivement des femmes en raison de leur appartenance religieuse seraient considérées comme des discriminations au sens de la Convention européenne des droits de l’homme. Les restrictions ne concernent pas spécifiquement « les femmes musulmanes » mais des comportements particuliers, issus d’interprétations et de conceptions religieuses, philosophiques et politiques qui contreviennent, selon des critères objectifs, aux mêmes principes de la Convention EDH. Le concept de neutralité n’est pas une invention de la figure fantasmée de « l’homme occidental » pour contraindre un idéal type de « la femme musulmane ». On peut d’ailleurs questionner cette essentialisation de « la femme musulmane » qui devrait, selon la définition qu’en fait ce groupe, pratiquer ce rite religieux ou une différenciation vestimentaire dans la société pour être « une vraie femme musulmane ». Or sur ce dernier point, en procédant de la sorte, ce collectif fait fi d’une grande majorité de femmes se définissant comme musulmanes qui n’ont pour autant ni besoin de se différencier par le port d’un vêtement particulier ni par la pratique du voilement pour exhiber une quelconque appartenance religieuse. Exposer ce genre de raisonnement, c’est refuser à ces femmes-là la sincérité de leur foi, mais c’est aussi leur imposer une interprétation figée et particulièrement rigoriste d’une religion. Tout cela s’éloigne bien évidemment du respect de la liberté de conscience de chacun, principe éminemment supérieur car conceptuellement plus solide que la seule liberté de religion.
Dans le manifeste, il est précisé que « nombre de ces interdictions de porter des signes religieux ciblent clairement les femmes musulmanes, même si elles sont présentées comme s’appliquant à tous les groupes religieux de manière égale ». C’est bien là une confusion habituelle si contemporaine entre un fait sociopolitique et le droit positif. Par exemple, si la loi du 15 mars 2004 est bien la conséquence d’un pragmatisme législatif contemporain critiquable suite au phénomène dit du « voile à l’école », elle est surtout la résultante d’une conception universaliste et émancipatrice de la question scolaire dans la droite ligne de la tradition française. D’ailleurs, les litiges ne concernaient pas seulement la problématique du voile « dit musulman » mais également et par exemple du port du turban sikh. L’intention du législateur est claire lorsqu’on lit sérieusement les différents documents législatifs, le rapport de la commission Stasi et les autres travaux préparatoires de la loi. Il faut d’ailleurs rappeler que le dispositif fut validé en 2007 par le Conseil d’Etat(2) puis par la CEDH en 2008(3).
3. La prégnance d’un Soft Power Américain ?
Ce qui me paraît devoir être également souligné avec discernement dans le contexte de la réapparition des débats autour du principe de laïcité, est la spécificité de cette polémique. En effet lors de son intervention devant la commission, le collectif s’appuie sur un rapport s’intitulant « restriction sur la tenue vestimentaire des femmes musulmanes dans les 28 États de l’Union » publié par le lobby Open Society Justice Initiative. Cette fondation est l’une des nombreuses du milliardaire américain Georges Soros qui fait l’objet de nombreux fantasmes, thèses conspirationnistes ou encore de violentes campagnes antisémites par une partie de l’extrême droite mondiale. Sans sombrer dans ces thèses obscures et stériles, il est cependant légitime de questionner l’action de ce milliardaire devenu depuis les années 80 un philanthrope mondial suractif. Financeur de nombreuses causes politiques tout à fait louables, ce dernier se coule parfaitement dans le moule de cette haute aristocratie démocrate libérale nord-américaine. Ce touche-à-tout, magnat de la finance, investit tout autant dans la politique américaine en finançant les campagnes de nombreux candidats du parti démocrate, que dans la construction européenne en s’engageant contre le Brexit, ou encore, depuis peu, dans la lutte contre les discriminations dont seraient victimes les personnes de confession musulmane en Europe. Ainsi, pour la France, Georges Soros a contribué notamment au financement d'une campagne du mouvement communautaire identitaire controversé CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) à hauteur de 35 000 euros ou encore a fait réaliser par sa fondation une étude sur les discriminations que subiraient les Marseillais musulmans .
Le lien qui existe entre la vision communautariste anglo-saxonne et les nouvelles dérives identitaires et racialistes d’une partie de la gauche française semble se faire naturellement. Comme l’écrit si justement Céline Pina dans un article pour répondre aux accusations développées par le New York Times qui voyait dans l'éviction de Rokhaya Diallo du Conseil national du numérique un racisme d’Etat , « la lecture idéologique des politiques américains de l'après 11 Septembre (...) voient dans le communautarisme ethnique ou religieux un moindre mal donc un rempart contre le terrorisme et un moyen de s'opposer aux dictatures ». Madame Diallo, première signataire du manifeste, énonce elle-même sur son site et dans sa biographie qu’elle fut sélectionnée par le Département d’État Américain en 2010 pour participer à « l’international Visitor Leadership Program » tout en bénéficiant du programme « managing ethnic diversity in the US ». Elle a le profil typique, repéré par de nombreux programmes outre-Atlantique ou de de coopération franco-américains bien connus. Ce genre de programmes, s’ils favorisent les échanges et l’amitié franco-américaine, ont aussi eu pour conséquence de faire émerger une réseau favorable à la vision culturelle américaine aux thèses communautaristes anglo-saxonnes dans d’autres États. Il est donc tout à fait logique, au vu du parcours qu’exhibe fièrement Madame Diallo sur son site, qu’elle soit devenue une figure de proue du combat contre le modèle français. Elle participe de ce fait au soft poweraméricain qui tente d’exister aussi dans notre pays. Georges Soros, philanthrope certainement animé de sincères convictions du bénéfice du modèle anglo-saxon différencialiste, voit fatalement dans le modèle républicain français universaliste une machine à discriminer.
La remise en question de ce modèle et donc, d’une de ses bases solides qu’est la laïcité, incomprise dans le monde ultra-libéral, capitaliste et communautaire américain trouve dans les mouvements racialistes indigénistes français le terreau parfait pour y planter les graines fécondes de ce soft power. Ces nouveaux militants qui s’affrontent violemment au féminisme universaliste traditionnel de notre pays ont développé le concept fumeux de « féminisme islamique »(4) dans le prolongement des gender studies et des théories intersectionelles en tout genre. Bien plus accaparés par la question de la laïcité en France que par le développement des libertés individuelles des femmes au Qatar ou en Arabie Saoudite, ces entrepreneurs identitaro-religieux, à l’instar de Rokhaya Diallo, semblent aussi se retrouver derrière ce collectif. Rappelons d’ailleurs qu’il est issu de la plateforme inter-associative Présence Musulmane, proche de Tariq Ramadan qui développait déjà au début des années 2000 une stratégie de l’émergence idéologique du « féminisme islamique » . Tout en s’appuyant sur les nouvelles thèses sociologiques controversées nord-américaines, ce dernier se rapprochait notamment de figures comme la sociologue Christine Delphy. Cette dernière est d’ailleurs plus connue aujourd’hui pour son soutien inconditionnel aux « œuvres » racistes, antisémites, homophobes et sexistes d’Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République ainsi qu’à Tariq Ramadan, dans sa tourmente judiciaire actuelle.
Prenons très au sérieux ce genre de mouvement qui ne peine pas à trouver des financements et s’organise au niveau européen pour tenter d’en influencer les institutions. Pour l’instant, la CEDH qui a développé sa notion de « marge nationale d’appréciation » permet à la fois à l’Italie de conserver ses crucifix dans ses salles de classe (à tort selon mon parti pris idéologique) et à la France de pouvoir appliquer et faire évoluer son principe de laïcité. En République française, le droit des femmes musulmanes n’existe pas. Il faudra que ces militantes se contentent des droits dont elles jouissent en tant que citoyennes, comme tous les autres individus qui peuvent appartenir aussi à d’autres communautés. Il n’y pas de droit différencié en raison de l’appartenance à une communauté car la République française n’en reconnait qu’une seule : la communauté nationale.






C'est un peu plus sérieux et argumenté que ce que bave la diallope, faut dire qu'elle a un public plutôt religieusement décervelé, à des femmes conditionnées a partir de leur naissance a n'être que des femelles sans droits autre que de servir les mâles qui du coup ne peuvent que bien recevoir le message. Les gens que sert diallope sont autrement plus dangereux que les 3/4 baltringues "d'extrême droite" qui très opportunément font la unes des journaux une fois de temps en temps. Les diallope sont légion en revanche.
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KARADOK
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:34 (2018)    Sujet du message: "droits des musulmanes"

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