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 Bonjour Invité 


     
 
Une situation qui donne envie de vomir.

 
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Auteur Message
Isa
Administrateur

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Messages: 13 891

MessagePosté le: Mar 13 Fév - 11:27 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

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Un homme de 28 ans jugé pour une relation sexuelle avec une fille de 11 ans
  • Par  Morgane Rubetti  
     AFP agence
      
  • Mis à jour le 13/02/2018 à 10:00  
  • Publié le 13/02/2018 à 06:00
    •  Le procès qui devait se tenir en septembre 2017 à Pontoise avait été renvoyé à ce mardi. L'homme est jugé pour «atteinte sexuelle sur mineur» mais la famille de la victime veut voir les faits requalifiés en «viol».

Peut-on avoir une relation sexuelle «consentie» avec une enfant de 11 ans? C'est la question qui va être débattue ce mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Le 24 avril 2017, une jeune fille scolarisée en sixième rencontre en bas de chez elle un homme de 28 ans, père de deux enfants qui l'aurait déjà abordée à deux reprises. Les deux protagonistes habitent dans la même cité à Montmagny (Val-d'Oise). Ce jour-là, le prévenu l'invite à la suivre dans son appartement, où ils ont une relation sexuelle.

[*]Selon la jeune fille, le père de famille était conscient de son âge. «Elle lui a donné son âge la première fois qu'ils se sont parlé. Comme il ne la croyait pas, elle lui a montré son carnet de correspondance», a précisé son avocate, Me Carine Diebolt. Information que le prévenu dément. Il assure n'avoir jamais eu connaissance de l'âge de l'adolescente et estime qu'elle avait entre 14 et 16 ans.
La préadolescente a porté plainte pour viol mais en septembre dernier, le parquet de Pontoise a renvoyé le prévenu pour «atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans», les faits n'étant plus considérés comme un crime mais comme un délit. Le prévenu risque donc jusqu'à 5 ans d'emprisonnement au lieu de 20 ans. Le parquet a en effet estimé qu'aucun élément ne laissait supposer que l'homme avait fait preuve de «violence, contrainte, menace ou surprise» afin d'obtenir ce rapport.
[*]Pour Me Carine Diebolt, l'avocate de la jeune fille et de ses parents, «la question du consentement d'une enfant de 11 ans ne devrait même pas se poser». Si sa cliente s'est laissée faire, c'est qu'elle était dans un état de sidération. Et à rebours de l'analyse du parquet, Me Diebolt estime, elle, que tous les éléments constitutifs du viol sont réunis dans cette affaire: outre la pénétration sexuelle, la «contrainte morale» (qui résulte de leur différence d'âge), la surprise, la violence («il s'est montré agressif dans l'ascenseur») et la menace («il a menacé de ruiner sa réputation dans la cité si elle parlait»).
«C'est un dossier vide, il n'y a rien contre mon client, excepté l'état civil de la jeune fille, qu'il ne connaissait pas», juge au contraire Me Marc Goudarzian. L'avocat de la défense fait valoir que la victime présumée, dont la puberté a été précoce, «fait plus que son âge» et que «dans l'esprit de son client, elle avait 17 ans». «Pour lui, elle était plus âgée et pour elle, il était plus jeune», résume-t-il.
Débat sur l'âge du consentement
Plusieurs associations appellent à changer la loi, qui en France ne prévoit pas de seuil d'âge en dessous duquel une relation sexuelle est automatiquement qualifiée en viol. Deux associations de protection de l'enfance, L'Enfant bleu et La Voix de l'Enfant, seront aux côtés de l'avocate de la jeune fille sur le banc des parties civiles.
[*]À l'automne, deux autres affaires ont relancé le débat sur le consentement: l'acquittement d'un homme de 30 ans accusé de viol sur une fillette de 11 ans, et la condamnation à 18 mois de prison d'un professeur de collège qui avait eu une liaison avec son élève de 14 ans. Le gouvernement a alors décidé d'instaurer un âge minimum du consentement à l'acte sexuel, que le président Emmanuel Macron souhaiterait voir fixé à 15 ans. Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui doit déterminer ce seuil, est attendu en conseil des ministres le 7 mars.
[*]Le 8 février, les sénateurs chargés de la commission sur l'âge du consentement sexuel du projet de loi, porté par la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa et la ministre de la Justice Nicole Belloubet, ont fait savoir qu'ils n'avaient «pas retenu l'idée avancée par le gouvernement consistant à instituer une présomption de «non-consentement» des mineurs en fonction d'un seuil d'âge». Le groupe de travail a jugé «brutal et arbitraire» la création d'un âge minimal car celle-ci donnerait lieu à «une automaticité […] qui ne permettrait pas de prendre en compte la diversité des situations». En instaurant un âge minimum légal de consentement (le gouvernement hésite entre 13 et 15 ans), un acte sexuel sur mineur serait automatiquement considéré comme une agression sexuelle ou un viol, c'est-à-dire un crime.
[*]Dans de nombreux pays, la question de la contrainte ne se pose pas pour les mineurs. Lorsque l'acte sexuel est commis en deçà de 15 ans au Danemark, de 14 ans en Allemagne et en Belgique, de 13 ans en Angleterre, de 12 ans en Espagne, la justice estime qu‘il s'agit d'un viol ou d'une agression sexuelle.
[*]
[*]
[*]
[*]Pour ma part, 15 ans c'est vraiment le minimum pour considérer automatiquement un acte sexuel entre un enfant et un adulte comme un viol. Je ne comprends même pas que la question se pose. Enfin si je comprends, on a eu mai 68, jouir sans entrave et des juges rouges, toute une mouvance fan de David Hamilton...
_________________
"La politique de l'autruche, c'est une politique qui court vite, une politique qui fait des gros œufs, c'est tout."
KARADOK
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Minouchette


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 11:44 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

Comment un juge peut raisonner ainsi? la gamine 11 ans,  ne pouvait être consentante de quelque chose dont certainement elle ignorait tout! Puis il suffit aussi de voir les différences de jugements! vraiment notre justice est au bout du rouleau, faut tout changer
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pat


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 11:46 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

Ce sont les mêmes qui diront d’une part que le sexe à 15 ans c’est normal mais par contre que prôner des idées islamistes à 20 ans est une erreur de jeunesse
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dudulle


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 12:30 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

et aller depuis le temps que je dis que la justice c'est de la merde
_________________
le nationalisme c'est aimer son pays le gauchisme c'est aimer le pays des autres
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dudulle


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 12:32 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

de surcroit
il s'agirait là d'un acte qualifiable de pédophile je me trompe?
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Iaald
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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 15:03 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

Depuis quelques temps on ne parle plus de pédophilie ...
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Francelibre


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 15:32 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

Un débat sur un tel sujet ,et en prime patronné par la Justice..........Cette Justice est vraiment un gros bloc d'excrément ......
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Minouchette


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 15:40 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

Francelibre a écrit:
Un débat sur un tel sujet ,et en prime patronné par la Justice..........Cette Justice est vraiment un gros bloc d'excrément ......


Une partie de notre justice est vraiment "spéciale", pour ne pas être grossière!
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Poly


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 21:11 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

https://actu.orange.fr/france/atteinte-sexuelle-sur-mineure-de-11-ans-le-tr…

Quand même !
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Minouchette


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MessagePosté le: Mar 13 Fév - 21:17 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

C'est la moindre des chose qui aurait dû être jugée des le départ en viol
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Isa
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Messages: 13 891

MessagePosté le: Mer 14 Fév - 08:19 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir. Répondre en citant

Isa a écrit:
Un homme de 28 ans jugé pour une relation sexuelle avec une fille de 11 ans
  • Par  Morgane Rubetti  
     AFP agence
      
  • Mis à jour le 13/02/2018 à 10:00  
  • Publié le 13/02/2018 à 06:00
    •  Le procès qui devait se tenir en septembre 2017 à Pontoise avait été renvoyé à ce mardi. L'homme est jugé pour «atteinte sexuelle sur mineur» mais la famille de la victime veut voir les faits requalifiés en «viol».

Peut-on avoir une relation sexuelle «consentie» avec une enfant de 11 ans? C'est la question qui va être débattue ce mardi devant le tribunal correctionnel de Pontoise. Le 24 avril 2017, une jeune fille scolarisée en sixième rencontre en bas de chez elle un homme de 28 ans, père de deux enfants qui l'aurait déjà abordée à deux reprises. Les deux protagonistes habitent dans la même cité à Montmagny (Val-d'Oise). Ce jour-là, le prévenu l'invite à la suivre dans son appartement, où ils ont une relation sexuelle.

[*]Selon la jeune fille, le père de famille était conscient de son âge. «Elle lui a donné son âge la première fois qu'ils se sont parlé. Comme il ne la croyait pas, elle lui a montré son carnet de correspondance», a précisé son avocate, Me Carine Diebolt. Information que le prévenu dément. Il assure n'avoir jamais eu connaissance de l'âge de l'adolescente et estime qu'elle avait entre 14 et 16 ans.
La préadolescente a porté plainte pour viol mais en septembre dernier, le parquet de Pontoise a renvoyé le prévenu pour «atteinte sexuelle sur mineur de moins de 15 ans», les faits n'étant plus considérés comme un crime mais comme un délit. Le prévenu risque donc jusqu'à 5 ans d'emprisonnement au lieu de 20 ans. Le parquet a en effet estimé qu'aucun élément ne laissait supposer que l'homme avait fait preuve de «violence, contrainte, menace ou surprise» afin d'obtenir ce rapport.
[*]Pour Me Carine Diebolt, l'avocate de la jeune fille et de ses parents, «la question du consentement d'une enfant de 11 ans ne devrait même pas se poser». Si sa cliente s'est laissée faire, c'est qu'elle était dans un état de sidération. Et à rebours de l'analyse du parquet, Me Diebolt estime, elle, que tous les éléments constitutifs du viol sont réunis dans cette affaire: outre la pénétration sexuelle, la «contrainte morale» (qui résulte de leur différence d'âge), la surprise, la violence («il s'est montré agressif dans l'ascenseur») et la menace («il a menacé de ruiner sa réputation dans la cité si elle parlait»).
«C'est un dossier vide, il n'y a rien contre mon client, excepté l'état civil de la jeune fille, qu'il ne connaissait pas», juge au contraire Me Marc Goudarzian. L'avocat de la défense fait valoir que la victime présumée, dont la puberté a été précoce, «fait plus que son âge» et que «dans l'esprit de son client, elle avait 17 ans». «Pour lui, elle était plus âgée et pour elle, il était plus jeune», résume-t-il.
Débat sur l'âge du consentement
Plusieurs associations appellent à changer la loi, qui en France ne prévoit pas de seuil d'âge en dessous duquel une relation sexuelle est automatiquement qualifiée en viol. Deux associations de protection de l'enfance, L'Enfant bleu et La Voix de l'Enfant, seront aux côtés de l'avocate de la jeune fille sur le banc des parties civiles.
[*]À l'automne, deux autres affaires ont relancé le débat sur le consentement: l'acquittement d'un homme de 30 ans accusé de viol sur une fillette de 11 ans, et la condamnation à 18 mois de prison d'un professeur de collège qui avait eu une liaison avec son élève de 14 ans. Le gouvernement a alors décidé d'instaurer un âge minimum du consentement à l'acte sexuel, que le président Emmanuel Macron souhaiterait voir fixé à 15 ans. Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, qui doit déterminer ce seuil, est attendu en conseil des ministres le 7 mars.
[*]Le 8 février, les sénateurs chargés de la commission sur l'âge du consentement sexuel du projet de loi, porté par la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa et la ministre de la Justice Nicole Belloubet, ont fait savoir qu'ils n'avaient «pas retenu l'idée avancée par le gouvernement consistant à instituer une présomption de «non-consentement» des mineurs en fonction d'un seuil d'âge». Le groupe de travail a jugé «brutal et arbitraire» la création d'un âge minimal car celle-ci donnerait lieu à «une automaticité […] qui ne permettrait pas de prendre en compte la diversité des situations». En instaurant un âge minimum légal de consentement (le gouvernement hésite entre 13 et 15 ans), un acte sexuel sur mineur serait automatiquement considéré comme une agression sexuelle ou un viol, c'est-à-dire un crime.
[*]Dans de nombreux pays, la question de la contrainte ne se pose pas pour les mineurs. Lorsque l'acte sexuel est commis en deçà de 15 ans au Danemark, de 14 ans en Allemagne et en Belgique, de 13 ans en Angleterre, de 12 ans en Espagne, la justice estime qu‘il s'agit d'un viol ou d'une agression sexuelle.
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[*]Pour ma part, 15 ans c'est vraiment le minimum pour considérer automatiquement un acte sexuel entre un enfant et un adulte comme un viol. Je ne comprends même pas que la question se pose. Enfin si je comprends, on a eu mai 68, jouir sans entrave et des juges rouges, toute une mouvance fan de David Hamilton...



 La majorité soixante-huitarde confondait allègrement libertinage et abus sexuels » L'historienne Malka Marcovich revient sur le climat d'abus et de confusion générale dans lequel la génération post-68 a grandi. Entretien. 
PROPOS RECUEILLIS PAR VIOLAINE DE MONTCLOS
Modifié le 12/02/2018 à 17:12 - Publié le 12/02/2018 à 12:54 | Le Point.fr
Dans L 'Autre Héritage de 68, la face cachée de la révolution sexuelle (Albin Michel), l 'historienne Malka Marcovich raconte, témoignages à l 'appui, le climat d 'abus et de confusion dans lequel la génération post-68 a grandi. Saisissant.
Le Point : Pourquoi cet inventaire ?
Malka Marcovich : J'avais 9 ans en 1968. Les acteurs de Mai 68, c'étaient nos grands frères, nos grandes sœurs. Ma génération est devenue adolescente juste après ce basculement, à un moment où quantité de règles et de tabous étaient tombés, en particulier en matière de sexualité. Or, découvrir sa sexualité dans les années 70, ce n'était pas rien, nous avons vraiment été en première ligne. Ce fut un formidable souffle de liberté, il n'est pas question de le nier. Mais ce fut aussi un temps d'abus et de transgressions extrêmement violentes que nous avons pour beaucoup vécu sans rien en dire et sans même nous en rendre compte. Pourtant, ces transgressions ont laissé des traces…
Que voulez-vous dire ?
Le maître mot de ces années-là, c'était la jouissance sans entrave, mais dans un incroyable bazar mental. Il n'y avait plus de limites, et en ces temps où il était impossible de dire « non », interdit d'interdire, même en matière de sexualité, les abus des plus vieux sur les plus jeunes étaient extrêmement fréquents, les témoignages que j'ai recueillis le démontrent. Et puis voyez l'affaire David Hamilton. Voyez l'histoire d'Irina Ionesco faisant commerce des photos sulfureuses et transgressives de sa propre fille, Eva. Relisez évidemment les propos ahurissants de Daniel Cohn-Benditsur la sexualité des enfants ou les petites annonces ouvertement pédophiles publiées à l'époque par Libération, sans que cela ne pose problème à personne. Relisez surtout les tribunes des grands intellectuels de l'époque soutenant des pédophiles, des violeurs. Il fallait avoir du cran, à l'époque, pour se plaindre d'être victime de viol quand la majorité soixante-huitarde confondait allégrement libertinage et abus sexuels… Il y avait une sorte d'aveuglement collectif, dont nous ne nous réveillons qu'aujourd'hui, 50 ans plus tard.
À l 'époque, on commence à s 'intéresser à la sexualité des Français, à publier des études, des encyclopédies. Il y a désormais un discours scientifique et déculpabilisé sur la sexualité, c 'est plutôt bien, non ?
Oui. Mais ce discours est loin d'être neutre. Un exemple ? La sexologie est en effet la nouvelle discipline à la mode, et le président de l'Association de sexologie, Gilbert Tordjman, est pendant des années la coqueluche des médias, il est absolument partout, interviewé à longueur d'antenne pour expliquer comment il s'y prend « scientifiquement » pour soigner les femmes de leur frigidité. Or, il sera, trente ans plus tard, mis en examen pour viol à la suite de la plainte d'innombrables patientes. Autre exemple : en 1973, sort l'Encyclopédie de la vie sexuelle en 5 tomes. Et que voit-on sur la couverture du tome consacré aux 7-9 ans ? Deux jeunes enfants, nus, assis sur un fauteuil dit « Emmanuelle ». Ahurissant pour notre regard contemporain. D'ailleurs, les enfants sont montrés nus absolument partout, dans les publicités, les clips, sans que jamais ne se pose la question de leur intimité. Quant à l'impact du film Emmanuelle, il est phénoménal. Quand un homme, même un quasi-inconnu, vous disait « fais-moi l'Emmanuelle », on passait pour une gourde, une coincée si on rechignait… En ces temps d'incroyable confusion, la question du consentement de l'autre, même enfant, même en position d'infériorité, ne se posait pas du tout de la même manière qu'aujourd'hui.
Vous évoquez l 'incroyable procès de Luc Tangorre alors que le viol vient juste, en 1981, d 'être reconnu comme un crime passible de 15 ans de prison.
Luc Tangorre a en effet été condamné à quinze ans de prison pour quatre viols, une tentative de viol et plusieurs atteintes à la pudeur. C'est donc un serial violeur, mais son comité de soutien, qui compte 2 000 personnes, dont d'innombrables intellectuels, est composé entre autres de Marguerite DurasFrançoise Sagan, Claude Mauriac, mais aussi Pierre Vidal-Naquet, Jean-Claude Gaudin, Dominique Baudis… Robert Badinter lui obtiendra finalement une grâce présidentielle en 1988. Trois mois plus tard, il récidive en violant deux auto-stoppeuses… Que lui écrit alors Marguerite Duras ? « Tu resteras mon ami. [...] Je crois toujours que tu as été la victime d'une petite garce. » Bien sûr, il n'est pas question de regretter la libération des mœurs qui s'est produite après 68, la révolution sexuelle, ce fut formidable ! Il y a eu du bon. Mais il y a eu du très mauvais… Et le moment de l'inventaire est venu.
http://www.lepoint.fr/societe/mai-68-fut-un-temps-d-abus-et-de-transgressio…


Voilà voilà..............
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:04 (2018)    Sujet du message: Une situation qui donne envie de vomir.

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